Occlusodontologie

Amélioration des Performances Sportives

L’occlusodontologie est sûrement la discipline dentaire qui a le moins évolué durant ces 30 dernières années.
Reste-t-elle réellement un sujet, au même titre que la prothèse, l’endodontie, ou la parodontologie ?
Différentes théories émanant de différents auteurs semblent coexister, rendant encore plus flou et plus opaque la recherche de sa réalité.
Cette réalité se dévoile pourtant lors des échecs prothétiques ou lors de symptômes cliniques inexpliqués. Il y aurait-il plusieurs vérités ou tout simplement une incompréhension quant à sa nature réelle ?

Pour comprendre l’occlusion, il suffit d’étudier les différentes étapes de sa genèse :

• de 1960 à 1970, le concept occlusal était purement dento-dentaire. L’occlusion dentaire représentait les contacts interdentaires entre les arcades maxillaire et mandibulaire.
Comme les mouvements mandibulaires étaient en relation avec les muscles masticateurs, le concept neuro-musculaire de l’occlusion a émergé tout naturellement.

• de 1970 à 1978, la relation cranio-mandibulaire, c’est-à-dire, le cadre osseux squelettique devenait un déterminant occlusal. L’école gnathologique amenée par parlait de relation centrée définie d’une manière purement structurelle (position la plus postérieure du condyle dans la cavité glénoîde).

On avait déjà pris conscience que les arcades dentaires appartenaient à un crâne.
• de 1978 à 1980, le ménisque faisait son apparition avec SLAVICEK, FARRAR, et CARDONNET. La relation cranio-mandibulaire intégrait l’alignement méniscal. Cette phase permettait de mieux comprendre les pathologies temporo-mandibulaires, dites ménisco-condyliennes et de mieux les traiter. Cependant, on ne comprenait pas pourquoi certains patients déclenchaient des pathologies et d’autres non.

• à partir de 1980, une conception plus holistique fit son apparition avec la kinésiologie (NAHMANI, MEERSMANN, et GELB).

Penser globalement, agir localement

D’autres disciplines médicales comme la chiropractie et l’ostéopathie démontrèrent les inter-relations entre l’occlusion et le reste du corps. Plus tardivement, la posturologie apporta un cadre d’examen et de diagnostic interdisciplinaire. L’individu, considéré comme un système, devient par son vécu et son histoire l’acteur principal de sa santé et de sa pathologie.

On traite un système, et dans ce concept de médecine systémique, le symptôme apparaît comme un signal d’alerte d’un dysfonctionnement de ce système.

Ce bref historique montre qu’il existe 3 niveaux d’informations et de connaissance concernant l’occlusion, qui ne peut se comprendre qu’au travers de ces 3 filtres polarisés:
• général : l’individu au travers de son histoire et de ses symptômes
• régional : la relation cranio-mandibulaire
• local : les dents
Toute conception uniquement dentaire ne peut appréhender l’occlusion.
Nous retrouvons ainsi la pensée de DUBOS.